Chromodoridoidea
La référence utilisée est celle de WoRMS (World Register of Marine Species)
Ce sont, avec les éoliens, les limaces de mer au sens strict. La coquille protectrice disparaît lors de la métamorphose de la larve, conférant aux nudibranches légereté et mobilité mais également vulnérabilité. Ils présentent une symétrie bilatérale du moins en apparence : le système nerveux, condensé vers l'avant, ne montre pas de torsion. Ils sont caractérisés par la présence d'une paire de rhinophores, tubes sensoriels pleins présents sur la tête. L'ordre des Doridida a été rétabli après les travaux de Korshunova T. et al. (2025), leur conférant ainsi leur propre branche évolutive au sein de la micro-classe des Ringipleures.

Hypselodoris pulchella - A. Diringer
Ce sous-ordre doit son nom à l'océanide Doris, nymphe aquatique de la mythologie grecque Il est caractérisé par le développement vers l'avant du manteau dorsal qui recouvre la tête en entourant les rhinophores et la position médio-postérieure de l'anus. Deux infra-ordres composent ce groupe. L'un regroupe des espèces d'eau froide ou profonde (Bathydoridoidea), absent à La Réunion. L'autre, les Doridiens (Doridoidea), très diversifié, comporte 4 super-familles. De nouvelles structures reproductives et tégumentaires apparaissent (les glandes mantelliques) à caractère répulsif. La spécialisation de leurs régimes alimentaires s'accompagne de celle de la radula. Ils sont fréquents dans les eaux tropicales de faible profondeur. Les espèces de l’Indo- Pacifique forment des clades séparés de ceux de l’Atlantique et de l’Est du Pacifique suggérant une évolution des espèces après la fermeture des communications entre ces différents océans.
Hypselodoris pulchella (ci-contre) est un exemple de Doridiniens : (a) extension antérieure du manteau; (b)Rhinophores lamellaires; (c) manteau dorsal ou notum ou dorsum; (d) oeil; (f) pied; (g) papilles dorsales ou cerata; (h) glandes digestives.