Hydatina physis (Linnaeus, 1758)

Cette espèce a été observée à La Réunion, Mayotte,  Maurice et Seychelles.

 

 

Micro-classe: Acteonimorpha
Superfamille : Acteonoidea
Famille : Aplustridae
Genre : Hydatina

Taille maximale coquille:  45 mm

Distribution : Océans Indien , Pacifique occidental et Atlantique tropicaux.

Abondance : Observée ocasionnellement sur les côtes rocheuses

 

Autres photographies

 

Critères d’identification 

La coquille est décorée de nombreuses fines lignes spirales brun foncé au tracé hésitant, plus ou moins serrées, et des bandes brun-orangé longitudinales. 

Le corps de l'animal est de coloration brune variable plus ou moins foncée avec une bande marginale iridescente. Le bouclier céphalique porte deux grands tentacules en forme de lobes. Les parapodes sont larges et ondulés.

Comportement reproducteur : La ponte des Hydatina, très enroulée, est fixée sur le sable par un filament de mucus. Il semble que l'ancrage de la ponte se fasse uniquement lorsque le ruban d'oeufs est complètement formé. Ceci représente une différence notable avec les autres Hétéropranches où  le ruban d'oeufs est fixé progressivement sur le substrat, au fur et à mesure de son émission par l'orifice génital.

Récapitulatif des fréquence d'observation et des périodes de ponte

Fréquence des observations : Elle a été observée entre septembre et mars.  

Ecologie : Nocturne, cette espèce vit dans les eaux peu profondes, jmoins de 5 m de profondeur, sur des fonds sableux ou rocheux.
Carnivore, elle se nourrit de vers polychètes fouisseurs, des cirratulides, qu'elles aspirent avec leur proboscis, éversé en une trompe.

Espèces proches : Cette espèce ne peut être confondue avec aucune autre espèce, le dessin des bandes étant caractéristique.

Remarques :
  • Chez les Aplustridae, la coquille est globuleuse et fine, généralement striée et le corps de l'animal souvent de couleur vive. Par sa structure, la coquille perd progressivement son rôle protecteur.  En effet, l'animal, trop grand, ne s'y loge que rarement et difficilement. De plus, la fragilité de la columnelle, ne permet pas l'insertion d'un muscle rétracteur suffisamment puissant pour tirer l'animal à l'intérieur. Il n'y a pas d'opercule qui vient fermer l'ouverture de la coquille. 
  • Leur défense est assurée par leur capacité à s'enfouir dans le sédiment ou par la sécrétion de substances répulsives. Elles sont produites par les glandes répugnantes situées sur le bord du manteau.et proviennent de leurs proies.
Données taxinomiques :
  • Détermination validée par N. Yonow.
  • Deux spécimens ont été collectés par N. Yonow, à Flic en Flac, le 15 octobre 1985, taille de la coquille : 23x18 et 22x17 mm ainsi qu'unn autre à Grand Baie, le 2 novembre 1985, taille de la coquille : 33x23 mm.
Publications :
  • Rudman, W.B. (1972) The anatomy of the opisthobranch genus Hydatina and the functioning of the mantle cavity and the alimentary canal. Zoological Journal of the Linnean Society 51(2) : 121-139.
  • Yonow, N. and Hayward , P. J. (1991). Opistobranches de l'île Maurice, avec la description de deux espèces nouvelles (Mollusca : Opistobranchia) Revue française d'aquariologie herpétologie, 18 (1), 1-30
Sitographie :
Autres photographies  
  • C. Cadet
  • 18 déc. 2015
  • Réunion, L'Etang-salé, côte rocheuse, -1 m
Branchie émergeant de la cavité palléale (délimitée par le manteau) située sur le côté droit.  
  • C. Cadert
  • 25 mm
  • Réunion, L'Etang salé, côte rocheuse, -1 m
Ponte blanche en un ruban épais contourné fixé sur le sable après sa totale émission.
  • C. Cadet
  • 28 oct. 2008
  • 20 mm
  • Réunion, L'Etang-salé, lagon, -1 m
Un accouplement en cours...
  • H. Flodrops
  • 6 sept. 2010
  • 15 mm
  • Réunion, L'Etang-salé, côte rocheuse, -1 m