Hydatina amplustre (Linnaeus, 1758)

Cette espèce a été observée à La Réunion, Mayotte et Maurice

 

 

Micro-classe: Acteonimorpha
Superfamille : Acteonoidea
Famille : Aplustridae
Genre : Hydatina

Taille maximale (coquille): 30 (25) mm

Distribution : Océan Indien et océan Pacifique occidental.

Abondance : observée assez fréquemment sur les côtes rocheuses

 

Autres photographies

 

Critères d’identification 

La coquille blanche, lisse et brillante,  est parcourue d'une bande spirale rose (2 à 3 spires) bordée de fines bandes noires. Le corps de l'animal est d'un blanc translucide uniforme. Le bouclier céphalique antérieur forme 2 paires de tentacules, au centre les yeux sont visibles.

De grands parapodes blancs, bordés d'une ligne blanche opaque, recouvrent latéralement la coquille

 

 

Fréquence des observations : Elle a été observée entre août et décembre;

    Récapitulatif des observations et des  périodes de ponte

Ecologie : Nocturne, cette espèce vit dans les eaux peu profondes, jusqu'à 10 m de profondeur, dans des habitats mixtes (fonds sableux, rochers et gazons d'algues).
Carnivore, elle se nourrit de vers polychètes fouisseurs, des cirratulides, qu'elles aspirent avec leur proboscis, éversé en une trompe.
Elle consomme probablement d'autres types de proies. Les pontes sont formées d'un ruban blanc épais contourné.

Espèces proches : Cette espèce ne peut être confondue avec aucune autre espèce, le dessin des bandes étant caractéristique. Certains indvidus n'ont que la bande noire.

Remarques :
  • Chez les Aplustridae, la coquille est globuleuse et fine, généralement striée et le corps de l'animal souvent de couleur vive. Par sa structure, la coquille perd progressivement son rôle protecteur.  En effet, l'animal, trop grand, ne s'y loge que rarement et difficilement. De plus, la fragilité de la columnelle, ne permet pas l'insertion d'un muscle rétracteur suffisamment puissant pour tirer l'animal à l'intérieur. Il n'y a pas d'opercule qui vient fermer l'ouverture de la coquille. 
  • Leur défense est assurée par leur capacité à s'enfouir dans le sédiment ou par la sécrétion de substances répulsives. Elles sont produites par les glandes répugnantes situées sur le bord du manteau.et proviennent de leurs proies.
    Chez H. amplustre, la coquille plus petite et calcifiée ainsi que des petites différences anatomiques ont conduit certains auteurs à proposer un genre différent, Aplustrum pour cette espèce.
Publications :
  • Rudman, W.B. (1972) The anatomy of the opisthobranch genus Hydatina and the functioning of the mantle cavity and the alimentary canal. Zoological Journal of the Linnean Society 51(2) : 121-139.
  • Yonow, N. and Hayward , P. J. (1991). Opistobranches de l'île Maurice, avec la description de deux espèces nouvelles (Mollusca : Opistobranchia) Revue française d'aquariologie herpétologie, 18 (1), 1-30
Sitographie :
Autres photographies
  • C. Cadet
  • 5 déc. 2010
  • Réunion, L'Etang-salé, lagon, -1 m
Accouplement réciproque tête-bêche, l'orifice génital étant du côté droit.
  • N. Rodrigues
  • Réunion, Saint Paul, Cap La houssaye, -1 m
Ponte blanche en un ruban épais contourné.
  • H. Flodrops
  • 06 déc. 2021
  • 20 mm
  • Réunion, L'Etang-salé, lagon, -1 m
Sur cette photo, les paires de tentacules de la partie antérieure de l'écusson sont bien observables.
  • P. Bidgrain
  • 6 sept. 2010
  • Réunion, L'Etang-salé, côte rocheuse, -1 m
Un spécimen sans bande rose